lundi 5 décembre 2011

Bientôt un Motorola Droid Razrmax ?

Si nos mobiles sont désormais capables d'accomplir des choses exceptionnelles, ils souffrent néanmoins tous d'un énorme défaut, à savoir une autonomie parfois très limitée. Certains constructeurs cherchent à corriger le tir, c'est le cas de Samsung qui a développé une batterie et une coque spécifique pour son Galaxy S 2, et nous n'allons certainement pas nous en plaindre. Et justement, figurez-vous qu'une étrange rumeur enfle sur la toile depuis ce week and. Motorola serait ainsi en train de développer un tout nouveau smartphone, le Razrmax, qui reprendrait exactement les mêmes caractéristiques que le Droid Razr tout en proposant une batterie plus conséquente...
Bientôt un Motorola Droid Razrmax ?
Mais bien évidemment, pour le moment, il ne s'agit que de bruits de couloir et il vaut donc mieux rester très prudent parce que rien ne dit que cette rumeur soit fondée. Surtout quand on sait d'où elle vient. En effet, à la base, c'est un internaute qui a levé ce nouveau lièvre. Ce dernier s'est en effet rendu dans une boutique dans l'attention d'acheter un Razr et il a été très étonné lorsque le vendeur lui a dit que Motorola avait un tout nouveau modèle en préparation, le fameux Droid Razrmax. Ni une, ni deux, il a fait tourner l'info sur RazrForums et, de fil en aiguille, l'information s'est alors répandu sur la toile.
Cela dit, il faut tout de même souligner que Pocket Now aurait trouvé une preuve de l'existence de ce mobile en allant fouiner dans les données EXIF d'un cliché. Comme en témoigne la capture qui suit, on y voit très clairement apparaître la mention "DROID RAZRMAX". Maintenant, quant à en déduire s'il s'agit vraiment d'un nouveau modèle en préparation et si ce dernier embarquera réellement une batterie plus volumineuse, c'est encore un autre débat... De toute façon, je pense que nous n'avons pas vraiment le choix et il faudra donc attendre pour être fixé.

L'incroyable indiscrétion des fadettes d'opérateurs télécoms

L'affaire Bettencourt aura eu au moins le mérite de mettre au grand jour les pratiques des services de police et des opérateurs télécoms en matière de "fadettes", ces factures détaillées dont les enquêteurs peuvent demander copie. S'ils ne peuvent s'opposer aux demandes qu'ils reçoivent en bonne et due forme, les opérateurs devraient au moins alerter l'opinion sur l'ampleur des demandes. 
 Il détaille en effet l'enquête livrée par l'Inspection générale des services (IGS) pour découvrir, chez les policiers, la source éventuelle des journalistes Gérard Davet et Jacques Follorou, auteurs d'un article sur l'affaire Bettencourt. Pour une seule enquête, les requêtes peuvent être extrêmement nombreuses et invasives.
Ainsi pour Gérard Davet, c'est SFR qui livre "42 feuillets de tableaux à 9 colonnes, qui recensent les appels, les SMS ou MMS envoyés ou reçus, le numéro de téléphone du suspect, celui de son correspondant, éventuellement celui d’un troisième interlocuteur, la date, l’heure, la durée de la communication, la cellule (la borne téléphonique utilisée) et le numéro IMEI du téléphone, c’est-à-dire l’International Mobile Equipment Identity, (et) le numéro unique de chaque portable". Avec la cellule, la police sait exactement d'où chaque communication a été effectuée, ce qui lui permet même de retracer en partie les déplacements du journaliste. Ici le rendu doit être particulirement précis, puisque Gérard Davet a effectué ou reçu pas moins de 450 appels téléphoniques pour le seul mois d'août, et envoyé ou reçu 1000 SMS. Soit plus d'une quarantaine de communications par jour en moyenne. 
Dotée de tous ces numéros de téléphones, l'IGS a ensuite demandé aux trois opérateurs d'identifier chacun des abonnés présents sur la fadette. "C’est un plaisir de travailler avec Bouygues : non seulement l’opérateur donne le nom et l’adresse du titulaire de la ligne, mais aussi sa date de naissance et son numéro de compte bancaire", souligne Le Monde.
Mais les enquêteurs se sont trompés de téléphone. Ca n'était pas celui de Gérard Davet ; c'était celui de sa (bavarde) fille. Ils recommencent donc avec Orange : 116 numéros. A nouveau, ils demandent aux opérateurs de tous les identifier. "Il y a un peu de tout. Des avocats célèbres – dont Me Kiejman, à l’origine de la procédure – nombre de journalistes, des magistrats, des policiers de haut rang, le cabinet du ministre de l’intérieur et la présidence de la République". 
Ne connaissant pas le numéro de téléphone de Jacques Follorou, l'IGS demande les fadettes de quatre numéros attribués au journal Le Monde. Ils pensent trouver le bon quand ils s'aperçoivent, après avoir (encore) fait identifier tous les numéros présents, qu'il s'agit du mobile de la chef du service politique du Monde, Raphaëlle Bacqué, dont ils connaissent à présent tous les coups de fils.. A nouveau, Orange est interrogé : 82 pages de fadettes. "Beaucoup de sources du journaliste sont là, des avocats, des magistrats, le secrétariat général du gouvernement, des ambassades, Médecins sans frontières, des journalistes, des amis, ses enfants, le ministère de l’intérieur… Le policier annexe paisiblement les coordonnées de la patronne du club d’équitation, à Ouessant, où sa fille fait du cheval l’été, la patronne du magasin de location de vélo et même le numéro du taxi de la gare". 
La procureur-adjointe Marie-Christine Daubigney a même été jusqu'à demander le contenu des SMS échangés entre la juge Isabelle Prévost-Desprez et le journaliste Jacques Follorou, sans succès. Non pas que les opérateurs n'ont pas voulu ; ils n'en possèdent pas de copie. Heureusement.

L'incroyable indiscrétion des fadettes d'opérateurs télécoms

 L'affaire Bettencourt aura eu au moins le mérite de mettre au grand jour les pratiques des services de police et des opérateurs télécoms en matière de "fadettes", ces factures détaillées dont les enquêteurs peuvent demander copie. L'an dernier, nous nous étions étonnés que les opérateurs soient mis totalement à l'écart des reproches médiatiques, alors qu'ils peinent à jouer leur rôle de rempart entre la police et les abonnés placés sous surveillance. S'ils ne peuvent s'opposer aux demandes qu'ils reçoivent en bonne et due forme, les opérateurs devraient au moins alerter l'opinion sur l'ampleur des demandes. D'autant que le gouvernement semble vouloir dissimuler les chiffres.
Or un article publié ce lundi dans Le Monde met plus encore en lumière l'ampleur incroyable des informations que les policiers peuvent obtenir en communiquant avec les opérateurs télécoms. Il détaille en effet l'enquête livrée par l'Inspection générale des services (IGS) pour découvrir, chez les policiers, la source éventuelle des journalistes Gérard Davet et Jacques Follorou, auteurs d'un article sur l'affaire Bettencourt. Pour une seule enquête, les requêtes peuvent être extrêmement nombreuses et invasives.
Ainsi pour Gérard Davet, c'est SFR qui livre "42 feuillets de tableaux à 9 colonnes, qui recensent les appels, les SMS ou MMS envoyés ou reçus, le numéro de téléphone du suspect, celui de son correspondant, éventuellement celui d’un troisième interlocuteur, la date, l’heure, la durée de la communication, la cellule (la borne téléphonique utilisée) et le numéro IMEI du téléphone, c’est-à-dire l’International Mobile Equipment Identity, (et) le numéro unique de chaque portable". Avec la cellule, la police sait exactement d'où chaque communication a été effectuée, ce qui lui permet même de retracer en partie les déplacements du journaliste. Ici le rendu doit être particulirement précis, puisque Gérard Davet a effectué ou reçu pas moins de 450 appels téléphoniques pour le seul mois d'août, et envoyé ou reçu 1000 SMS. Soit plus d'une quarantaine de communications par jour en moyenne. 
Dotée de tous ces numéros de téléphones, l'IGS a ensuite demandé aux trois opérateurs d'identifier chacun des abonnés présents sur la fadette. "C’est un plaisir de travailler avec Bouygues : non seulement l’opérateur donne le nom et l’adresse du titulaire de la ligne, mais aussi sa date de naissance et son numéro de compte bancaire", souligne Le Monde.
Mais les enquêteurs se sont trompés de téléphone. Ca n'était pas celui de Gérard Davet ; c'était celui de sa (bavarde) fille. Ils recommencent donc avec Orange : 116 numéros. A nouveau, ils demandent aux opérateurs de tous les identifier. "Il y a un peu de tout. Des avocats célèbres – dont Me Kiejman, à l’origine de la procédure – nombre de journalistes, des magistrats, des policiers de haut rang, le cabinet du ministre de l’intérieur et la présidence de la République". 
Ne connaissant pas le numéro de téléphone de Jacques Follorou, l'IGS demande les fadettes de quatre numéros attribués au journal Le Monde. Ils pensent trouver le bon quand ils s'aperçoivent, après avoir (encore) fait identifier tous les numéros présents, qu'il s'agit du mobile de la chef du service politique du Monde, Raphaëlle Bacqué, dont ils connaissent à présent tous les coups de fils. C'est finalement en détournant la finalité du fichier du STIC que l'IGS trouve par chance le numéro du journaliste. A nouveau, Orange est interrogé : 82 pages de fadettes. "Beaucoup de sources du journaliste sont là, des avocats, des magistrats, le secrétariat général du gouvernement, des ambassades, Médecins sans frontières, des journalistes, des amis, ses enfants, le ministère de l’intérieur… Le policier annexe paisiblement les coordonnées de la patronne du club d’équitation, à Ouessant, où sa fille fait du cheval l’été, la patronne du magasin de location de vélo et même le numéro du taxi de la gare". 
La procureur-adjointe Marie-Christine Daubigney a même été jusqu'à demander le contenu des SMS échangés entre la juge Isabelle Prévost-Desprez et le journaliste Jacques Follorou, sans succès. Non pas que les opérateurs n'ont pas voulu ; ils n'en possèdent pas de copie. Heureusement.

En test : après la souris calculatrice, la souris scanner

Nous avons reçu pour test une drôle de souris : elle intègre un scanner dans son ventre !

Lg souris scanner
La souris LG se vante de vous faire gagner de la place sur le bureau. Adieu l'énorme imprimante multifonction à vos côtés pour scanner un coup un magazine, une autre fois une carte de visite : un clic gauche et la LSM-100 numérise vos documents.

Elle est pour le moins originale ; est-ce utile et efficace pour autant ? La réponse et son test seront sous peu sur : Les Numériques !

dimanche 4 décembre 2011

La deuxième génération du WiMAX se rapproche doucement

Alors qu’un groupe basque anti-WiMAX et pro-fibre optique s’est réuni samedi dernier, la technologie haut débit sans fil évolue. Le WiMAX 2 est donc en marche, sous le standard 802.16m, qui pourrait être approuvé cet été ou en automne prochain, pour des tests en 2011, et un déploiement en 2012. Tout du moins aux États-Unis, avec l’opérateur Clearwire.

WiMAX licence Alcatel MondePrévue depuis plusieurs années, cette nouvelle norme devrait procurer un débit de 100 Mbps, soit une vitesse bien supérieure aux offres actuelles exploitant le WiMAX de première génération (802.16e), soit une poignée de Mbps.

Par contre, et certains seront déçus, le WiMAX 2 n’aura pas une amplitude supérieure à la première génération, qui rappelons-le couvre quelques dizaines de kilomètres grand maximum. Le but est donc d’accélérer la vitesse, à l’image de la fibre optique pour l’ADSL et le câble, ou la LTE (4G) pour les réseaux mobiles.

Si tout se passe bien, les premiers produits exploitant le WiMAX 2 verront donc le jour en fin d’année prochaine.

Reste à savoir si cela permettra de faire véritablement décoller le WiMAX dans le monde. Exploité de façon disparate selon les pays, et même selon les villes, le WiMAX est pour le moment très ciblé, et profite généralement des zones blanches des autres technologies. Il pourrait pourtant espérer mieux, aux vues de ses qualités (zone de couverture, débits, etc.).

Alors que Free Mobile et Bolloré Télécom disposent d’une licence WiMAX nationale en France sans vraiment l’exploiter, et que d’autres sociétés (Numeo, Altitude Telecom, etc.) proposent leurs offres, mais uniquement dans quelques départements français, le WiMAX tarde à décoller dans l’Hexagone. Le retard de la fibre optique changera-t-il la donne ? Pour une raison de coût, il semble que ce ne soit pas le cas. Mais sait-on jamais.

le piratage des réseaux GSM simplifié

Lors du sommet annuel Black Hat, dédié à la sécurité informatique, un nouveau logiciel permettant de craquer le système de sécurité des réseaux GSM va être présenté. Baptisé Kraken ce dernier serait capable de passer outre l'algorithme de chiffrement A5/1 plus rapidement qu'auparavant.

Kraken permettrait alors à un hacker d'écouter les conversations téléphoniques et dans la mesure où la technologie 3G repose également sur le réseau GSM, les smartphones de dernière génération sont également concernés. Face au piratage d'une ligne, Frank Stevenson, développeur sur ce projet déclare « nous savons que nous pouvons faire cela en quelques minutes, la question qui subsiste est : pouvons-nous le faire en quelques secondes ? ». Et d'ajouter : « notre attaque est tellement simple à opérer et son coût relativement faible qu'il y a aujourd'hui un réel danger que l'interception des conversations téléphoniques se généralise ».

Karsten Nohl, chargé du projet Kraken, devrait présenter le logiciel auprès de l'association GSMA représentant les intérêts des opérateurs téléphoniques. Il précise que tous les éléments n'ont pas été mis en place puisque cela serait illégal. Il ne resterait plus qu'à y intégrer un dispositif afin d'intercepter les écoutes téléphoniques, un système relativement simple à mettre en oeuvre et pouvant être obtenu grâce à un téléphone standard et une version modifiée du logiciel open source OsmocomBB.

Il est possible de se prémunir contre ce type d'attaques en réglant son téléphone de tel sorte qu'il ne se connecte qu'aux réseaux 3G. Le problème, selon Frank Stevenson, c'est que « vous n'aurez alors qu'une zone couverte limitée ». Il conclut : « GSM est ainsi devenu le talon d'Achille de la sécurité 3G ».

Aucun lien entre la géolocalisation et l'identification

Les soucis de tracking géographique auront décidément touché toutes les sociétés ou presque. Après Apple et Android, c’était Microsoft qui, la semaine dernière, recevait une plainte ciblant l’envoi de certains données géographiques depuis Windows Phone 7. La firme a fini par réagir et, comme prévu, indique qu’il n’y a pas vraiment de problème.


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Selon la plainte déposée devant un tribunal fédéral de Seattle, l’utilisation de l’application Caméra, qu’elle soit utilisée pour des photos ou des vidéos, envoie certaines données aux serveurs de Microsoft. Ces données comprennent la longitude, la latitude, un identifiant unique et les points d’accès Wi-Fi proches de l’appareil. Le problème de cet envoi est qu’il est effectué en dépit de tout réglage de l’utilisateur, y compris la désactivation complète de la fonction GPS.

Le site International Business Times a pu obtenir une réaction officielle de la firme à ces accusations :

« Parce que nous ne stockons ni identifiants uniques ni aucune donnée transmise à notre base de données du service de localisation par la caméra de Windows Phone 7 ou toute autre application, les données acquises et enregistrées dans notre base de données ne peuvent être liées à un smartphone spécifique ou un utilisateur. Aucune transmission de données de localisation effectuée par la caméra de Windows Phone ne pourrait permettre à Microsoft d'identifier une personne ou suivre ses mouvements. »

La société ajoute cependant :

« Microsoft enquête actuellement sur les affirmations soulevées dans la plainte. Nous prenons très au sérieux le respect de la vie privée. Notre objectif était, et reste, de fournir aux clients la possibilité de déterminer si et comment les données de géolocalisation de leurs appareils sont utilisées, et nous avons conçu le système d’exploitation Windows Phone dans cette optique. »

Microsoft a donc répondu, et la réaction de la firme avait tout intérêt à être soignée à cause de l’accumulation de deux états de faits. Premièrement, cette plainte est une class action qui arrive plusieurs mois après les soucis relevés chez Apple et Google. Deuxièmement, Microsoft avait affirmé clairement devant le Congres américain qui s’était penché sur ces affaires qu’aucune donnée ne serait jamais envoyée sans le consentement de l’utilisateur.

Du coup, la réponse de Microsoft est incomplète et vise plutôt à coté. Même si la firme n’enregistre effectivement aucune donnée permettant de relier la position géographique avec toute forme d’identification, qu’il s’agisse d’un numéro unique ou non, le problème de la transmission reste bel et bien présent. Or, c’est bien la transmission qui est visée dans la plainte et pas seulement le fait que la société brasse ces données.

Plus spécifiquement, la plainte met en lumière la transmission de la position aux serveurs de Microsoft par l’application Caméra, et ce que l’utilisateur ait activé l'intégration des coordonnées GPS dans les photos ou non. Un fait qui contredit directement les propos du géant devant le Congrès et c’est bien ce sur quoi la firme ne donne aucune explication. Toutefois, la fin de la déclaration est ouverte : « Microsoft enquête actuellement sur les affirmations soulevées dans la plainte » souligne que la réponse n’est pas complète et que des compléments seront sans aucun doute publiés plus tard.